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Pourquoi classer un meublé de tourisme ?

Welcome Brigade

Tout logement meublé loué à des voyageurs de passage est un meublé de tourisme. Le faire classer, de 1 à 5 étoiles, reste facultatif. Mais depuis 2025, un meublé de tourisme non classé ne bénéficie du micro-BIC que jusqu’à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Le classement relève ce plafond et cet abattement. Voici ce qu’il change, et comment l’obtenir.

Article mis à jour en septembre 2026.

Qu’est-ce qu’un meublé de tourisme ?

Un meublé de tourisme est une villa, un appartement ou un studio meublé, à l’usage exclusif du locataire, loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile. La location se fait à la journée, à la semaine ou au mois, sans dépasser 90 jours consécutifs pour un même client.

Il se distingue de la location meublée classique, conclue avec un bail d’habitation, et de la chambre d’hôtes, où l’habitant est présent pendant le séjour.

Avant de louer : les obligations à connaître

Classé ou non, un meublé de tourisme obéit à plusieurs règles.

  • Accords préalables : un locataire doit obtenir l’accord écrit de son bailleur pour sous-louer. Un copropriétaire vérifie que le règlement de copropriété n’interdit pas la location touristique et informe le syndic qu’il loue en meublé de tourisme.
  • Changement d’usage : à Paris, dans la petite couronne, dans les communes de plus de 200 000 habitants et dans celles qui l’ont décidé, louer un logement de façon répétée à une clientèle de passage peut exiger une autorisation préalable de la mairie. Pour Strasbourg, voir les règles de location courte durée à Strasbourg.
  • Résidence principale : dans les communes qui ont mis en place l’enregistrement, elle ne peut pas être louée plus de 120 jours par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure.
  • Numéro d’enregistrement : il est aujourd’hui obligatoire dans certaines communes, et doit figurer sur l’annonce. Il deviendra obligatoire dans toutes les communes avec la mise en service du téléservice national, prévue fin 2026. Les numéros déjà délivrés devront alors être renouvelés.
  • Déclaration d’activité : le début de la location se déclare au guichet unique de l’INPI dans les 15 jours.
  • Taxe de séjour : si la commune l’a instituée, elle est due par les voyageurs. Pour les loueurs non professionnels, les plateformes de réservation la collectent et la reversent.

Classé ou non classé : ce qui change

Impôt sur le revenu : un plafond et un abattement plus élevés

Au régime micro-BIC, l’impôt est calculé sur les recettes, diminuées d’un abattement forfaitaire :

  • Meublé de tourisme non classé : micro-BIC jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles, abattement de 30 %.
  • Meublé de tourisme classé : micro-BIC jusqu’à 77 700 € de recettes pour les revenus 2025, 83 600 € pour les revenus 2026, abattement de 50 %.

Exemple : pour 14 000 € de recettes, un meublé non classé est imposé sur 9 800 €, un meublé classé sur 7 000 €.

Seul le classement officiel ouvre droit à ce régime, un label ne suffit pas. L’abattement n’existe qu’au micro-BIC : au régime réel, le loueur déduit ses charges réelles et amortit le bien, que le meublé soit classé ou non. Le passage au réel devient obligatoire après deux années consécutives de dépassement du plafond.

Taxe de séjour : un tarif fixe plutôt qu’un pourcentage

Pour un meublé non classé, la taxe de séjour est un pourcentage, entre 1 et 5 % selon la commune, du prix hors taxes de la nuitée par personne, dans une limite fixée par la loi. Pour un meublé classé, c’est un tarif fixe par personne et par nuitée, qui dépend du nombre d’étoiles. Pour un logement loué cher, le tarif fixe peut être nettement plus avantageux pour les voyageurs : le législateur a justement voulu inciter au classement.

Taxes locales

Certaines communes situées en zone de revitalisation rurale peuvent, par délibération, exonérer les meublés de tourisme classés de taxe foncière ou de taxe d’habitation. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Chèques-Vacances et visibilité

Le classement permet d’adhérer à l’Agence nationale pour les chèques-vacances et d’accepter ce moyen de paiement. Il est aussi un outil de commercialisation : un nombre d’étoiles officiel renseigne les voyageurs sur le niveau de confort du logement.

Comment obtenir le classement

  1. Choisir un organisme de contrôle dans les listes publiées sur le site d’Atout France : organismes accrédités par le COFRAC ou organismes agréés. La visite est payante, son tarif est fixé par chaque organisme.
  2. Faire visiter le logement. L’organisme l’évalue sur une grille nationale de 133 critères, répartis en trois chapitres : équipements, services au client et accessibilité, développement durable.
  3. Recevoir la proposition de classement, de 1 à 5 étoiles. Le loueur dispose de 15 jours pour la refuser. Passé ce délai, le classement est acquis.
  4. Le classement est valable 5 ans.

En résumé

Facultatif, le classement est surtout intéressant au micro-BIC : le plafond passe de 15 000 € à 77 700 € (83 600 € pour les revenus 2026), et l’abattement de 30 à 50 %. Il peut aussi alléger la taxe de séjour et ouvre aux Chèques-Vacances. Au régime réel, son intérêt se limite à la taxe de séjour, aux taxes locales et à la visibilité.

Welcome Brigade accompagne les propriétaires de Strasbourg et d’Alsace dans la mise en location et la gestion de leur meublé de tourisme. Parlons de votre projet.

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