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Démarches location meublé touristique

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Comprendre les démarches location meublé touristique est essentiel pour louer légalement et en toute tranquillité. De la déclaration en mairie au choix du régime fiscal, chaque étape doit être maîtrisée. Suivez ce guide clair et structuré pour éviter les erreurs fréquentes et optimiser votre activité.

Article mis à jour en septembre 2026.

Qu’est-ce qu’un meublé de tourisme ?

Un meublé de tourisme est une maison, un appartement ou un studio meublé, à l’usage exclusif du locataire, loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile. La location se fait à la journée, à la semaine ou au mois, et un même client ne peut pas y séjourner plus de 90 jours consécutifs par an.

Une chambre louée chez l’habitant, lorsque le propriétaire occupe le reste du logement, n’est pas un meublé de tourisme.

Location meublée ou nue : attention aux différences

Alors que la location nue génère des revenus fonciers, la location meublée relève des BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Cette distinction modifie profondément la fiscalité applicable.

Le classement : un avantage stratégique

Il est possible de faire classer son logement, de 1 à 5 étoiles, par un organisme de contrôle. Cette démarche facultative offre plusieurs avantages :

  • au régime micro-BIC, un abattement de 50 % au lieu de 30 %, et un plafond de recettes de 77 700 € (83 600 € pour les revenus 2026) au lieu de 15 000 € ;
  • une taxe de séjour à tarif fixe, plutôt qu’en pourcentage du prix de la nuitée ;
  • un gage de qualité reconnu, avec le nombre d’étoiles affiché sur les annonces.

Nous détaillons les avantages du classement et la démarche à suivre.

Les démarches administratives à respecter

Déclaration selon le type de résidence

Selon que vous louez une résidence principale ou secondaire, les démarches varient.

Résidence principale

  • Dans la plupart des communes, aucune démarche n’est à faire en mairie. Certaines communes, dont de grandes villes, imposent en revanche une déclaration avec numéro d’enregistrement.
  • Une résidence principale est occupée au moins huit mois par an : elle ne peut donc pas être louée plus de 120 jours par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure. Depuis la loi du 19 novembre 2024, les communes qui appliquent l’enregistrement peuvent abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours : il faut donc vérifier la règle applicable localement.

Résidence secondaire

  • Une déclaration en mairie est obligatoire, ou une demande de numéro d’enregistrement dans les communes qui l’appliquent.
  • Dans les communes qui appliquent le changement d’usage, la louer en meublé de tourisme exige une autorisation préalable, quelle que soit la durée de location.
  • Certaines communes subordonnent cette autorisation à une compensation, par exemple la transformation d’un autre local en logement.

Numéro d’enregistrement

Dans les communes qui l’ont mis en place, un numéro d’enregistrement est requis avant toute location, y compris pour une résidence principale, et doit figurer sur chaque annonce. Il deviendra obligatoire dans toutes les communes avec la mise en service du téléservice national, prévue fin 2026.

Pour déclarer votre meublé, vous pouvez notamment indiquer l’identifiant fiscal du logement : nous expliquons où trouver le numéro foncier de votre logement.

Obtenir un SIRET et choisir un régime fiscal

Déclaration d’activité

Toute personne qui loue un meublé de tourisme, résidence principale comprise, doit déclarer son activité sur le guichet unique des formalités des entreprises, géré par l’INPI, dans les 15 jours suivant le début de la location. Elle obtient ainsi un numéro SIRET, utilisé pour toutes les démarches fiscales.

Régimes fiscaux : micro-BIC ou réel

Deux options sont possibles :

  • Micro-BIC : simple, avec un abattement forfaitaire. Pour un meublé de tourisme non classé, 30 % jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles ; pour un meublé classé, 50 % jusqu’à 77 700 € (83 600 € pour les revenus 2026).
  • Régime réel : permet de déduire les charges réelles (intérêts d’emprunt, entretien, frais de gestion…) et d’amortir le bien. Il devient obligatoire après deux années consécutives de dépassement du plafond du micro-BIC. Pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits sont retirés du prix d’achat dans le calcul de la plus-value.

Taxe de séjour

  • Lorsque la commune l’applique, elle est payée par les voyageurs.
  • Pour un loueur non professionnel, les plateformes qui encaissent le paiement (Airbnb, Booking…) la collectent et la reversent à la commune.
  • Pour les réservations en direct, c’est au loueur de la collecter et de la reverser.
  • Son montant dépend de la commune, du nombre de voyageurs et du classement : tarif fixe par nuitée pour un meublé classé, pourcentage du prix de la nuitée (jusqu’à 5 %) pour un meublé non classé.

Équipements et sécurité

Équipements du logement

Un meublé de tourisme doit permettre au voyageur d’y vivre pendant son séjour : meubles, lit et literie, réfrigérateur, plaques de cuisson ou gazinière, vaisselle et ustensiles de cuisine. Pour un meublé classé, la grille de classement fixe une liste plus précise, qui dépend du nombre d’étoiles.

Sécurité du bien loué

  • Détecteur de fumée : obligatoire dans tous les logements depuis le 8 mars 2015. En location saisonnière, son installation et son entretien reviennent au propriétaire.
  • Piscine, spa, grande capacité d’accueil : des règles de sécurité spécifiques s’appliquent, renseignez-vous avant de proposer ces équipements.

Sanctions en cas de manquement

Le non-respect des règles peut entraîner des amendes importantes :

  • jusqu’à 450 € pour une résidence secondaire non déclarée en mairie ;
  • jusqu’à 5 000 € pour une location sans numéro d’enregistrement, là où il est exigé ;
  • jusqu’à 10 000 € pour le dépassement du nombre de jours autorisé pour une résidence principale ;
  • jusqu’à 100 000 € par logement pour la location d’une résidence secondaire sans l’autorisation de changement d’usage requise.

La loi du 19 novembre 2024 prévoit des montants plus élevés une fois l’enregistrement généralisé.

Conseils pour bien démarrer

Recommandations pratiques

  • Renseignez-vous sur la réglementation locale avant toute mise en location : nous détaillons ce que la réglementation strasbourgeoise impose aux propriétaires.
  • Étudiez l’intérêt de faire classer votre logement, surtout si vous restez au micro-BIC.
  • Ouvrez un compte bancaire dédié à l’activité pour faciliter la gestion.
  • Valorisez votre engagement écologique : cela séduit de plus en plus de voyageurs.

Pour aller plus loin : découvrez nos prestations de conciergerie en location saisonnière.

Sources utiles : Service Public, meublé de tourisme et ministère du Logement, location touristique meublée.

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